Comment choisir son caloporteur en agroalimentaire ?


 

Que ce soit en refroidissement ou en chauffage d’un outil ou d’un produit, en stockage de froid ou en surgélation, avec ses besoins spécifiques, l’industrie agroalimentaire doit savoir optimiser son installation thermique, un enjeu majeur afin de pérenniser l’outil de production et de minimiser l’empreinte carbone.


Climalife souhaite, sur ce sujet, attirer l’attention des professionnels de l’agroalimentaire sur le fait qu’il n’existe pas de caloporteur « alimentaire » et répond aux questions les plus courantes.

 

 

Nous accompagnons les industriels, les installateurs et les professionnels des applications thermiques dans la conception, la mise en œuvre et la gestion de leurs équipements et installations. La société leur propose des solutions adaptées dont les caloporteurs pouvant servir au processus de fabrication ou de conservation des produits alimentaires.  

 


➜     Existe-t-il un caloporteur « alimentaire » pour une installation dans l’agroalimentaire ?

Non, il existe seulement des caloporteurs qui ne sont pas classés nocifs et qui peuvent avoir un agrément pour le traitement thermique en simple échange des eaux destinées aux réseaux ECS.

Ainsi, les caloporteurs Greenway® Neo à base de 1,3 propanediol biosourcé ainsi que les caloporteurs à base de MPG (Friogel® NeoNeutraguard Neo et Solufluid®) sont autorisés par la Direction Générale de la Santé, conformément à l’avis ANSES (ex AFSSA), comme fluide caloporteur pour le traitement thermique en simple échange des systèmes de production d’eau sanitaire, jusqu’à une concentration maximale de 70% en volume.

Attention aux amalgames ! Le caloporteur transporte de l’énergie (frigories ou calories) à des températures négatives ou positives et protège contre le gel et la corrosion. Formulé sur base de glycols (MEG, MPG) ou de 1.3 propanediol, bétaïne, etc. à laquelle on ajoute des inhibiteurs de corrosion, le caloporteur est dilué selon le point de congélation souhaité. Ce type de caloporteur n’est pas un produit alimentaire.

Désigner un caloporteur « d’alimentaire » paraît ainsi totalement impropre et induit un amalgame entre ce qui est sanitaire et ce qui peut se consommer.

 

➜     Quel caloporteur puis-je utiliser dans mon processus de fabrication d’un produit alimentaire ?

Pour le processus de fabrication d’un produit alimentaire, Climalife préconise une installation conçue pour éviter / empêcher tout passage de caloporteur dans les produits alimentaires. Parce que le principe de précaution s’impose, et même si les aliments ne sont pas en contact direct avec le caloporteur, il est dangereux d’utiliser des caloporteurs à base de Mono Ethylène Glycol (MEG) en agroalimentaire. Cela peut engendrer de graves conséquences dans un milieu alimentaire.

 

➜     Que-faire en cas de fuite de caloporteur dans un produit alimentaire ?

En cas de projection, contamination ou contact d’un caloporteur avec un produit alimentaire, même si ce produit n'est pas classé toxique au regard de la réglementation, toute contamination d’un produit alimentaire rend celui-ci impropre à la consommation. Le produit alimentaire contaminé devra être retiré du marché et détruit quel que soit l’agrément du caloporteur, par principe de précaution.

➜     Peut-on utiliser un caloporteur à base de MEG en agroalimentaire ?

Attention, les caloporteurs à base de MEG (mono éthylène glycol) sont nocifs en cas d’ingestion. Se référer à la Fiche de Sécurité du caloporteur.