Bouteilles de récupération : ATTENTION AU SUR-REMPLISSAGE


Dans la course au retrofit du R-404A, la disponibilité des emballages de récupération est plus réduite qu’en temps normal, et ce, malgré les investissements conséquents réalisés par Climalife pour le développement et la maintenance du parc. En effet, outre le volume de fluide récupéré en augmentation, certains acteurs stockent également des bouteilles pour ne pas être pris de court. En parallèle, nous avons constaté un nombre croissant de bouteilles sur-remplies qui arrivent sur nos sites industriels.

 

Les risques du sur-remplissage

 

Le premier risque est la perte de confinement. Outre l’impact environnemental lié au fait de la fuite dans l’atmosphère, la dispersion du fluide peut provoquer une asphyxie ou d’autres effets liés à la projection comme des brûlures.

En effet, si un emballage est sur-rempli, une augmentation de température, même minime, provoque une augmentation importante de la pression conduisant au déclenchement de la soupape ou à la rupture du disque de rupture. Dans ce cas, c’est la totalité du produit contenu dans l’emballage qui est émis à l’atmosphère.

 

Le sur-remplissage est donc potentiellement dangereux en particulier dans les espaces confinés comme les véhicules des techniciens.

 

 

 

 

 

Les bonnes pratiques à respecter pour éviter le sur-remplissage


•    Connaître la réglementation en vigueur et la respecter (F-Gas II).


•    Disposer d’un emballage de récupération approprié : pression d’épreuve supérieure à la pression du fluide à récupérer et emballage dédié aux gaz inflammables le cas échéant.


•    Vérifier le coefficient de remplissage pour chaque fluide. L’information est précisée sur l’étiquette présente sur l’emballage. Pour connaitre la charge maximum (en kg), il faut multiplier la capacité de la bouteille (exprimée en l) par le coefficient de remplissage du fluide usagé concerné. Cette charge peut paraître faible comparée à la quantité de fluide neuf dans un emballage. Mais cette différence est imposée par une norme*, afin de tenir compte de la présence possible d’huile mélangée au fluide à récupérer. En effet, sa densité est plus faible, le volume de liquide occupé dans la bouteille doit être adapté pour éviter une poussée hydraulique sous l’effet de la chaleur, qui peut être importante dans un véhicule par exemple. La montée en pression pourra ensuite déclencher les organes de sécurité de la bouteille.


•    Définir la quantité maximum à introduire dans la bouteille, et effectuer la récupération à l’aide d’une balance afin de contrôler la masse récupérée.


•    Remplir les documents permettant d’identifier le fluide et la quantité récupérée conformément à la réglementation locale.


•    Attention : Ne pas chauffer les bouteilles (en particulier avec un chalumeau), protéger les emballages du rayonnement solaire, vérifier la ventilation du véhicule, ne pas fumer et ne pas téléphoner (surtout avec des bouteilles contenant du fluide inflammable).


*Coefficient de fluide usagé = 80% du coefficient de remplissage du fluide neuf défini par l’ADR.